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Les totems patrimoniaux

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Le totem de la sculpture Microjoule

Partout dans la ville, des totems rappellent le passé de la commune, parfois disparu, parfois toujours visible.

La Strada

(Sur le rond-point, à l’angle des rues des Bignons et de la Jaunaie. Sur le trottoir en face de la pharmacie)

Des accents antiques

Le saviez-vous ? Autrefois, une voie romaine partait en direction de l’Anjou et des gâtines du Poitou, depuis la rue Bonne Garde vers Basse Goulaine, par l’axe actuel des rues des Coucous, Pâtis Brûlé, Croix Bine, Bignons, la Lourneau. Longtemps appelé la Strée, rappelant son nom initial la strada, le périmètre, qui n’a plus rien d’antique, cache peut-être, mais rien n’est moins sûr, quelques vestiges de petits pavés d’origine dans la rue des Rouches...

La Jaunaie

(113, rue de la Jaunaie)

Le lieu envahi d’ajoncs

Construit à partir de 1774, le manoir de la Grande Jaunaie est la propriété de Charles de Monti de la Jaunaie. Celui-ci reçoit, en février 1795, le général républicain Canclaux et François de Charrette de la Contrie surnommé le « Roi de la Vendée » pour signer un traité de paix. Malgré des dissensions dans les rangs vendéens, les deux signatures mettent enfin un terme à plus de deux années de terreur dans le pays. La trêve entre les « Bleus » et les « Blancs » ne dure pas. Charrette reprend les armes mais finit par être capturé dans les bois de la Chabotterie par le général Travot. Vaincu, il est exécuté le 27 mars 1796, place Viarme à Nantes.

Cassegrain

(Route de Clisson, à gauche de l’entrée principale de l’usine)

Une petite boîte pas comme les autres

En 1856, Charles Cassegrain fonde une fabrique de conserves alimentaires à Nantes. Il décide de mettre en pratique la découverte de Nicolas Appert : ce dernier a mis au point une méthode de conservation des aliments en les stérilisant par la chaleur dans des contenants hermétiques. Charles Cassegrain se spécialise par la suite dans la conserve de légumes et les salaisons. Le succès est immédiat et Cassegrain doit rapidement mettre sur pied trois nouvelles usines. En 2007, la marque fête 150 ans d’histoire, de saveur et de qualité !

Microjoule

(Sur le rond-point à l’angle des rues Marie Curie et Nicolas Appert)
Ce nom est donné aux prototypes construits et développés depuis 1985, par les étudiants en BTS moteurs à combustion interne, en collaboration avec l’ensemble des sections du lycée de la Joliverie, à Saint-Sébastien-sur-Loire.
L’objectif de ce projet est de participer aux courses automobiles de moindre consommation organisées à travers trois continents.
Avec plus de trente victoires, Microjoule est le véhicule le plus titré et le plus économique avec :

  •  un premier record du monde obtenu en 1992 à Silverstone, en Angleterre : 2 689 km parcourus avec un litre d’essence.
  • un 7e record du monde obtenu en 2009, à Lausitz en Allemagne : 3 771 km parcourus avec un litre d’essence.

La structure développée par la Joliverie sur le rond-point est le fruit d’une collaboration entre les sections arts appliqués pour le concept et le design et la structure métallique pour la réalisation technique, en partenariat avec la Ville de Saint-Sébastien-sur-Loire.

Caractéristiques Techniques :

  • Voiture :
    • Châssis et carrosserie en Carbonne
    • Masse : 30 kg
    • Pneumatique à faible résistance au roulement.
    • Cx : 0,11
  • Moteur :
    • 4 temps
    • 30 cm3
    • Puissance : 800 W
    • Rendement 36 %

 

Le Portereau des Landes

(Place de la croix des Landes, au pied de la croix)

Le charme d’antan

Le Portereau des Landes figure parmi les quartiers les plus anciens de Saint-Sébastien-sur-Loire. Ses habitants allaient extraire le sable de Loire avant de le rouler, par charrettes à chevaux, jusqu’au village. Ces rouliers, durs au travail, le répandaient pour mettre en valeur leurs cultures maraîchères et la vigne. Les vignes, restées dans le souvenir du quartier du Portereau, sont aujourd’hui fêtées chaque année avec l’arrivée du vin nouveau.

La Pyramide

(À l’angle des rues des Onchères et du pas Brédy)

Un secret bien gardé

Ce monument insolite, La Pyramide, située sur la Strée a livré le secret de son origine le 18 mars 1986, lors de travaux d’aménagement. Lors du déplacement de l’obélisque, on y trouva une pierre avec l’inscription suivante (exposée à la mairie de Saint-Sébastien) : « Jan Imbert Escuier, Seigneur de la Patouillère a fait bâtir cette pyramide l’an MDCLXXXII (1682). » Un temps attribuée à la période de l’insurrection vendéenne, la construction était en fait plus ancienne ; elle devait servir de colonne « repère » dans le domaine de la Gibraye, propriété d’Imbert à cette époque.

La Profondine

(À l’angle des rues de la Lourneau et de Vancouver, sur le terre-plein de pelouse)

Les Castors solidaires

La Profondine, ce nom évoque l’occupation d’oiseaux sauvages, entièrement libres, symbolisant ainsi un quartier qui s’est construit en toute liberté par des habitants de la ville. Dans les années 1950, face à la pénurie de logements, des terrains sont vendus à des ouvriers. Au lieu de construire leur maison individuellement, les travailleurs forment des groupes par métiers (charpentiers, maçons, peintres, etc.). À la façon des « Castors », ils commencent à bâtir une cité caractérisée par ses petites maisons basses, ses couleurs et ses jardins. Les « Castors » étaient un mouvement coopératif d’autoconstruction, en bâtissant à plusieurs des habitations. Aujourd’hui, le nom des rues de la Profondine témoigne de cet élan solidaire : rue de la Solidarité, du Courage, de l’Union...

La Fontaine

(Rue de Beaugency, à gauche du centre commercial, à côté du panneau info ville)

L’eau à la source

Ce quartier, créé dans les années 1980, regroupe les anciens hameaux de la Gringaudière, de la Boulaie, du Haut Poirier, de la Ratelerie, du Hardais et de la Fontaine.

Voilà bien des années, les paysans des vastes étendues agricoles venaient puiser de l’eau à la source modestement recouverte d’un auvent de pierres au milieu de l’actuelle rue de la fontaine, en bordure d’un chemin.

Depuis, la construction de pavillons et l’élargissement de la route l’ont fait disparaître. Avec un peu d’imagination, vous l’entendez peut-être gargouiller dans les profondeurs de la terre.

En mémoire des bombardements

(À l’angle des rues de la Fontaine et de la Gringaudière, à côté du grand sapin)

La ligne des chemins de fer du petit Anjou traversait les tenues maraîchères.

Les habitants protégés des bombardements de 1944 érigeront, en témoignage de leur reconnaissance, la croix de la Gringaudière, le 13 mai 1951.

ARTA

(À l'angle des rues Jean Jaurès et Louis Pasteur)

L'association ARTA – Association pour la réinsertion des traumatisés crâniens atlantique – créée en 1990 par le professeur Jean-François Mathé, est l'un des maillons essentiels de la filière de prise en charge des personnes traumatisées crânienne en Loire-Atlantique. Son principal objectif est de promouvoir toutes les actions utiles à la défense matérielle et morale des intérêts généraux des personnes en situation de handicap, tout spécialement des victimes traumatisées crâniennes sévères.

Les trois demeures

(Rue de la Savarière)

Un passé à peine lointain

La maison dite « de l'évêque », au n° 14, de style Louis XIII, daterait de 1650.
Plus bas, celle de la Vincendière fut construite en 1661.
Enfin, un château « La Savarière » fut dressé sur la tenue des Ouches vers les années 1839-1843 selon le style de l'Italien Palladio, architecte du XVI<sup>e</sup> siècle, dont l'influence marqua l'Europe. Une chapelle antérieure à 1750, selon l'étude de son plafond peint, jouxte le château.

D'une étendue de 280 ha avant la Révolution française, par les aléas de ventes ou d'héritages, il ne reste que 2 ha aujourd'hui.

La Savarière

(Boulevard des Pas Enchantés.)
Propice au rêve
Souvent une commune recèle un espace propice au rêve, tel ce lieu de la Savarière. D'aucuns évoquent le nom latin de savaria, or le dictionnaire ne fait référence qu'à une ville de Pannonie (actuellement en Hongrie). Sur notre territoire, savaria désignerait des terres en friche, parfois bordées de ruisseaux.
En 1793, la Savarière comptait 12 foyers et 54 habitants.

La Grève

(Boulevard des Pas Enchantés.)

Lieu de fête.

La Grève vit se dérouler de très nombreuses fêtes, notamment des courses de chevaux de 1911 à 1955. Son ancien calvaire n'existe plus que par la présence de son socle.

La croix de Grève faisait partie d'un ensemble de trois « croix sœur », avec celle de Pirmil et du Portereau, plantées dans la même semaine, en mai 1740.

Église du bourg

(Place de l’église, à droite de l’entrée principale de l’église)

L’Église

Un pèlerinage renommé… Le pèlerinage à Saint-Sébastien-d’Aigne commença à l’occasion de la peste qui sévit à la fin du XIVe siècle (saint Sébastien sauva Rome et Pavie de la peste au VIIe siècle) et se poursuivit jusqu’à la Révolution Française. Ce pèlerinage était si renommé que Rabelais n’a pu s’empêcher d’en faire mémoire dans ses contes.
L’ancienne église, construite au XVe siècle, était de type gothique. Le clocher fut rebâti après l’incendie de 1726. Puis estimé trop petite, l’église prit son allure actuelle d’après les plans des architectes Faucheur et Boismain (1868-1876). Bombardée, l’église fut reconstruite entre 1945 et 1953.

Ancienne mairie

(6, rue du Général de Gaulle)

L’ancienne mairie

Une mairie-école (uniquement de garçons au départ), où l'instituteur faisait aussi fonction de secrétaire de mairie, a été construite en 1910 pour une population de 2 750 habitants.

Une école de filles sera ajoutée seulement entre les deux guerres. Rendue inutilisable par les bombardements de juin 1944, elle fut réhabilitée en 1945.

Depuis fin 1998, elle a été rebaptisée Maison des Citoyens.

Ancienne gare du Petit Anjou

(À l’angle des rues Jean Macé et Armel Doudard)                    

Gare du petit Anjou

La ligne à voie métrique du Petit Anjou fut construite en 1899, entre Nantes-Cholet. St Sébastien a droit à un arrêt et le bâtiment sera construit en 1924 aux frais de la commune.

Cette ligne fut exploitée de 1899 à 1928 par la Compagnie des Chemins de fer de l’Anjou puis, de 1928 à sa fermeture en 1947, par la Société des Chemins de fer économiques.

Le Petit Anjou atteignit son efficacité maximum pendant la dernière guerre lorsque les bombardements alliés de juin 1944 coupèrent le pont de la Vendée. Les départs et terminus se faisaient alors dans cette gare.

Ce bâtiment a pu être conservé et devenir un lieu d’exposition.

Les îles

(Boulevard des Pas Enchantés)

Un espace naturel préservé

Saint-Sébastien a préservé le caractère naturel et séculaire des 140 ha de son patrimoine insulaire.

La diminution du courant du fleuve aux abords de l'estuaire conduit à un dépôt de sables formant des amas.

L'existence des îles Beaulieu, Héron, Forget et Pinette résulte de ce phénomène géologique.

du côté de l'amont l'approche de Nantes se faisait par de vastes glacis de prairies... entre ces vertes pelouses nues et non endiguées, amies de la brume d'hiver, qui se déchiraient parfois entre îles comme l'île Héron... circulait un fleuve tout campagnard. J'aimais cet aspect hollandais des abords fluviaires de la ville

Julien Gracq (29/07/1910-22/12/2007) – { La forme d'une ville}

La maison de la Baugerie

(Boulevard des Pas Enchantés, à côté de l’entrée du lycée de la Baugerie)

La baugerie

Le général Pierre Jacques Étienne Cambronne, né à Nantes en 1770, y a vécu à partir de son mariage avec Mary Osburn, le 10 mai 1820, jusqu’à sa mort en 1842. Cette propriété devient le lycée professionnel de la Baugerie à partir de 1966, suite au déménagement de l’école technique privée « Les Perrières », ouverte en 1940 par la congrégation des sœurs de la sagesse sous le nom de centre sanitaire Saint-Jacques. Cet établissement était reconnu d’utilité publique pour l’accueil des personnes handicapées le 13 novembre 1961 et cette reconnaissance est toujours d’actualité. L’établissement a connu plusieurs évolutions dans ses formations depuis cette époque, un internat de garçons est installé depuis 1996 dans le château rénové. En septembre 2010, il a obtenu le label « Lycée des métiers »

Le cimetière du Clos sur l'Eau

(Rue de la Fonderie)

Le Clos sur l’Eau

La résidence le Clos sur l’Eau, construite au XVIIIe siècle par l’architecte nantais Pierre Rousseau, a été détruite en 1971. Résidence, au XIXe siècle, des familles protestantes Favre et Petitpierre, elle comportait un cimetière encore existant, avec 17 sépultures en demi-cercle dont celle de Ferdinand Favre (1769-1867), grand botaniste, installé à Saint-Sébastien où il acclimate le camélia à partir de 1806 (maire de Nantes de 1832 à 1848 et 1851 à 1866) et de son neveu Fleurus Petit Pierre, maire de Saint-Sébastien de 1831 à 1859.

Ce cimetière se visite à l’occasion des journées du Patrimoine.

La Joliverie

(À l’entrée principale des élèves, rue Aristide Briand, face au château)

Institut catholique professionnel

Dans cette borderie, petite métairie de 9 ha, Louis Philippe de Boussineau, Chevalier, Seigneur de la Joliverie (1730-1782), humaniste, membre des sociétés philosophiques nantaises, construisit le « Pavillon » en 1870. Cette métairie sera exploitée jusqu’en 1922.

À cette date, les pères jésuites acquirent la propriété et créèrent l’lnstitut catholique professionnel qu’ils quittèrent en 1970. Depuis 1970, deux lycées et un centre de formation dans les domaines tertiaire et industriel se sont implantés sur la propriété.

Aujourd’hui, La Joliverie accueille sur le site étendu à près de 10 ha 2 500 jeunes en formation générale, technologique et professionnelle, 400 professeurs, formateurs et personnels.

Le Douet

(Accolé à la maison du Douet, place des libertés, côté école Sainte-Bernadette)

Du latin {Ductus aquarum} (conduite des eaux, lavoir).

Le ruisseau du Douet prend sa source aux alentours du Frêne Rond. Sur ses berges se développa un des plus anciens hameaux de la commune. D’origine romaine, le quartier du Douet connut son jour de gloire, le 5 mai 1903, quand un maçon, suite à la démolition d’un vieux mur, mit à jour 266 pièces de monnaie, datant de Louis XI à Henri III, et quelques documents, dont un acte de vente daté du 3 avril 1584, un trésor…

Clairfonds

(Au niveau du 52, rue de la Grande Pièce, en face de la demeure)

La tradition attribue la construction des maisons à belvédère et particulièrement Clairfonds (construite lors de la première moitié du XIXe siècle), la plus belle, à la volonté d’un armateur de suivre à la longue-vue le mouvement de ses navires dans le port de Nantes.

Il en existe plusieurs sur la commune

Or la recherche des documents de succession aux archives départementales de Loire-Atlantique indique plutôt le choix d’un propriétaire terrien de contempler ses cultures maraîchères.
Sur le mur longeant la rue des Coucous, on remarque une niche vouée à la vierge, qui témoigne de l’itinéraire de la procession des Rogations, qui y faisait étape le deuxième jour.

Les Courtils

(Au niveau du 8, rue des Courtils, à côté du puits)

Cette rue doit son nom aux courtils qui étaient de petites parcelles de terre, attenantes aux maisons et vouées à une culture de légumes de saison, principalement pour les besoins de la famille et pour les habitants du quartier.

En témoigne encore l’existence d’un puits.

La Grotte de la Vierge

(À l’Angle des rues du Lieutenant Augé et du Lieutenant Marty)

Notre-Dame-de-Toutes-Grâces

Cette grotte a été érigée, à la demande de Dame Mahaud, en remerciement à la Vierge que l’on invoqua à l’occasion d’une épidémie de morts subites.

L’épidémie disparut et la grotte fut construite en 1847.

Bénite en 1863, elle prit le nom de Notre-Dame-de-Toutes-Grâces et fut pendant de nombreuses années, un lieu de processions religieuses.

Le Petit Portail

(Au niveau du n° 35, rue de l’Ouche Colin, sur le trottoir en face de la demeure)

Cette propriété construite en 1795, fut vers 1912, la résidence d’Alphonse Van Bredenbeck qui prit le pseudonyme de Châteaubriand.

Les anciens propriétaires de la Parentière se rappellent l’avoir vu écrire face à la Loire « Les pas ont chanté » qui inspireront le nom du boulevard des Pas Enchantés.
Il reçut le prix Goncourt en 1911 pour son roman Monsieur des Lourdines.

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